Dans ma tête

Mademoiselle Liberté

La gare de Saint-Lô. Cinq personnes sur le quai. J’ai l’impression d’avoir débarqué au milieu de nulle part. C’est bizarre cette sensation. Pas un bruit. Je monte dans le train. Il est toujours là, ce sentiment de liberté que me procure le train. J’essaie de comprendre. Ca doit me rappeler mes tous premiers trajets seule. A 13 ou 14 ans. C’était le Paris Granville. Ou plutôt Granville Paris. Et c’était pour moi la voie de la liberté. J’allais à Paris. Là où tout était possible. J’étais convaincue que c’était là bas qu’il fallait être. Loin du calme granvillais. Loin de ma routine granvillaise d’adolescente ! Déjà je voulais que tout aille plus vite. Avoir mon bac et partir. C’était mon but. Aujourd’hui je sourie en pensant à tout ça. Et je savoure encore cette sensation de liberté, quand 20 ans plus tard je prends le train, seule. Dormir. Lire. Penser. La liberté j’en prends plein les yeux. Je lis les 4 accords toltèques. Ça fait réfléchir. Ça ouvre l’esprit…

Melle Liberté, vous connaissez ? Je cours après. Finalement elle est juste là la liberté. Dans ma tête. Elle est là mais . Elle implique certaines choses. La première. La plus importante. Ne plus avoir peur. Vivre sans peur. Finalement ce qui est de plus en plus difficile.
Ne pas passer à côté de. Saisir les moments quand ils se présentent. Prendre le plaisir où il est. Savoir ce que l’on veut et où on veut,  y aller. Accepter sa dualité, celle dont parle si bien Emma Barthère. La sienne et celle des autres. Finalement être un peu égoïste et en même temps très tolérant et compréhensif. Assumer… C’est là que je veux aller, me sentir libre vraiment. M’émanciper de tout un tas de choses.

Après m’être enfermée dans une cage. Dans une case. Celle de l’enfant sage par exemple ou encore celle qui ne veut pas décevoir, celle qui attend le respect et la reconnaissance. Plus envie d’attendre. Plus envie de faire en fonction des autres. Penser à soi. S’écouter. Se faire confiance. Oser affronter. Dire NON. Se sentir bien pour mieux aimer les autres. Aller vers ce qui nous  parle. Ce qui nous touche. Ceux qui nous touchent. Et se poser moins de questions. Tout passe tellement vite, tout est tellement rempli. Ça laisse assez peu de temps pour réfléchir. Réfléchir à si on est bien ou pas, dans ce que l’on fait par exemple. Enchainer les projets, passer des heures sur la route, des jours, des weekends à bosser, anticiper l’organisation du quotidien, sortir, s’amuser. Mais stop, se poser deux secondes et se demander : si je pouvais faire tout ce que je veux sans peur, sans aucune question… Je ferais quoi ? Tout passe vite. Et la vie c’est maintenant.

J’ai beaucoup hésité à poster ce billet. Ça peut sonner un peu creux. Alors que c’est tellement concret pour moi. Et c’est même un énorme chantier !

@jolis voyages, voilà de quoi je parle depuis un moment
Pensée à la bichette J.V

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2 Comments

  • Reply
    Blonde_Thinking
    10 octobre 2016 at 8 h 51 min

    La place que j’ai aujourd’hui, est-ce la bonne ? Moi aussi j’ai pris des trains mais bien souvent je les écoute partir en me disant « j’aurais pu monter dedans ». Certes la liberté est en nous, tout comme le bonheur, si l’on parvient à se délivrer de nos croyances. Mais la liberté c’est aussi oser monter dans ce putain de train… sinon reste sur le quai, et les aiguilles de l’horloge SNCF engloutissent leurs tours… Je suis contente de t’avoir prêté les Quatre Accords Toltèques, ce livre ne laisse pas indifférent… bise Bichette

  • Reply
    Lucie
    10 octobre 2016 at 19 h 58 min

    Merci Claire pour ce livre. Comme tu peux le constater, cette lecture enrichit mes réflexions 😉

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